Les masques tatanua sont généralement portés à la fin du cycle funéraire malagan, une tradition culturelle partagée par plusieurs groupes linguistiques du nord de la Nouvelle-Irlande. La grande crête évoque d’ailleurs la coiffure portée par les hommes en deuil. Lors de la performance, les danseurs s’exécutent en rangée devant les spectateurs aux rythmes d’un chœur d’hommes et d’un tambour à fente. Ce type de masque était auparavant interprété comme incarnant l’esprit des défunts, mais des entrevues récentes indiquent qu’il représente plutôt, du moins aujourd’hui, les canons de la beauté masculine. Dans les dernières décennies, les masques tatanua ont aussi commencé à être portés lors de nouvelles danses non funéraires.